Là où
netro résonne
et déguste le branle-bas... ... ...... ![]()
Les statistiques
(elles sont pas les seules), rapports, études et autres
sondages convergent, la France est au régime sec. Incroyable,
non.
Evidemment, il ne s'agit pas du petit rhum sur le zinc avec le
petit noir du matin, du p'tit blanc de 10 heures, des tournées
d'apéro avant le déjeuner, des litrons pendant le
dit, des p'tits calva après, des d'mi de l'après-midi,
des tournées d'apéro avant le dîner, des litrons
durant le dito, des pousse-pousses café, ni des p'tits
derniers avant une nuit bien méritée. Evidemment
non, bien sûûr. Qu'est-ce que vous croyez, que les
français ne sont plus des hommes. Non, mais.
La version
moderne du bouillon d'onze heures est le goûtez-moi, voulez-vous,
ce single pur malt , cher ami. Eau plate bien entendu, je la fais
venir du village où se trouve la distillerie (sponsor).
Ma secrétaire prend soin d'en avoir un bac à glaçons
d'avance, pour ceux qui le préfèrent frais.
Après la signature du contrat , je suggère un glass
au (sponsor) et un déjeuner au (sponsor). Ils ont des Cohiba
moelleux et puissants qui copulent à merveille avec un
Armagnac 1935 de chez (sponsor), découvert récemment
dans une cache creusée pendant la guerre de 39/39. Ils
ont également un calvados découvert dans une cache
creusée durant l'invasion des Normands et un hydromel découvert
près d'Alésia. Admirable, n'est-il-pas.
Cher ami, comme je le répète souvent, surtout à
la fin d'un repas, le travail d'abord. Aussi, comme il est 16
heures je dois passer au bureau et je suggère que nous
nous retrouvions à 20 heures pour le vernissage champagne
à la Galerie (sponsor), avant d'aller boire un verre chez
( ) et de dîner chez ( ). Ensuite j'ai retenu au ( ) pour
fêter notre contrat, ils ont un Bouzy bourru ( ) idéal
pour s'éclaircir la gorge et l'esprit à 3 heures
du matin, avant d'aller au Pied de Cochon, merci Louis.
Comme vous le voyez, amis siroteurs, tout est normal, rien de
nouveau et les bouquets de cirrhoses embaument et prospèrent.
Sans parler du terroir qui produit deux récoltes par an
minimum, des betteraviers qui ne peuvent plus fournir les pinardiers,
du cheptel gonflé et boursouflé comme des sportifs
et, bien entendu, des usines pharmaceutiques qui produisent à
tout va pour approvisionner ce petit monde et à tous vents
pour empoisonner l'atmosphère, les eaux et forêts,
sans intermédiaire. L'environnement pourrit tout doucement,
la bouffe prend le même chemin, mais la picole va très
fort et fait passer tout ça.
Alors. Le régime sec, c'est quand même pas les pesants
qui veulent encore nous pomper notre liquide parce qu'il fait
trop sec. Ils n'ont qu'a déverser leurs torrents de larmes
dans les champs, ils le font bien , si j'ose dire, dans le lait.
- Assez de récriminations , cheminons. Les larmes sont
un élément de la réponse.
- Drôle de régime sec. Voyons. On est fauché,
à sec. Non. Mêmes les politiques n'ont pas pu ruiner
la France, sauf de la priver de substance, de la substantifique
moelle, si vous voyez ce que je veux dire, amis éjaconetculateurs;
- erections, pièges à
cons.
- Voilà. Vous êtes en plein dedans.
Aaaah. Je bande donc j'essuie.
- Seriez pas un peu obsédé (primé).
Oui. Accablé, aussi. Essayons, ami(e)s branleurs, de survivre
à notre honte sexuelle, de faire face d'un oeil qui ne
tremble pas, raide, inflexible (mais pas inébranlable),
aux résultats de l'audit du sexe :
- 69 % des français considèrent le petit bout de
chair pâle et fugacement prétentieux qui leur pendouille
entre les cuisses, comme plutôt encombrant et sans véritable
intérêt passés 30 ans.
- 10 % des français baisent d'avant en arrière.
- 10 % des français baisent d'arrière en avant.
- 1 1 % des français ne savent pas ou ne se rappellent
plus à quoi ça sert, hormis faire du bruit et des
ronds dans l'eau.
- 96 % des français qui baisent 4 fois de suite, l'amour
des 4 saisons, le font pour emmerder leur femme et s'arrêtent
net quand elle commence à réagir. Ce sont les mêmes
qui s'agitent interminablement dans des petites amies dociles,
fraîches et décoratives, mais qui n'ont pas que ça
à faire et vont être en retard au lycée.
En fait, les seuls français qui baisent à plein
temps sont ceux qui vivent en irlande. La baise est le seul palliatif,
quoi qu'insuffisant, à ne pas mourir d'ennui et devenir
trop alcoolique. La concu rance locale est inexistante, les irlandais
sont les peureux chevaliers de Mme Arthur et les irlandaises les
amazones opiniâtres de la conquêquête du rââle.
- 96 % des françaises de 13 ans sont pucelles. Les français
seraient-ils superstitieux. C'est inquiétant.
- 96 % des françaises de 15 ans sont encore pucelles. Les
français seraient-ils insouciants. C'est alarmant.
- 96 % des françaises de 17 ans sont toujours pucelles.
Les français seraient-ils négligents. C'est désespérant.
- 69 % des françaises ne baisent pas. Comptons pour du
beurre (salé) les émissions nocturnes, les rêves
humides, les bananes fallucieuses, les petits doigts qui me l'ont
dit et autres animaux de con compagnie.
- 15 % des françaises qui baisent font la planche. Ce qui
est gracieux sur l'eau, mais encombrant sur un matelas , même
à eau.
- 3 % des françaises baisent par conviction, elles sont,
en général, putes et/ou dans le show-business.
- 3 % des françaises tanguent d'avant en arrière.
- 3 % des françaises tanguent d'arrière en avant.
- 3 % des françaises roulent dans le sens des aiguilles
d'une montre.
- 3 % des françaises roulent dans le sens inverse des aiguilles
d'une montre, ce qui permet de remonter le temps, donc de rajeunir.
Cette manière de danser le hula-hoop sur le dos a un effet
bénéfique sur la cellulite , elle est remboursée
par la sécu sur attestation signée par M. le Docteur
netro. Passez donc à mon bureau de 5 à 7, amies
agiles.
- 0,6 % des françaises sont pourvues du décodeur
à pas de vice sans faim avec convertible et overdrive,
qui leur permet d'alterner, sans effort, figures imposées,
figures libres et enchaînements des 8 possibilités
sur chacune des 32 positions du programme complet.
- 0,2 % des françaises ont le différentiel auto
bloquant qui permet un arrêt instantané sur bibite
et de remettre la grosse aiguille à l'heure.
- 0,2 % des Françaises sont inclassables et de toutes façons
inbaisables.
Observons, amis ricaneurs, les résultats de notre désinvolture
sexuelle et penchons-nous, avec conpassion, sur les 69 % en détresse.
« C'est
lamentable s'exclame Julie la rousse, porte clitoris des filles,
on perd notre dignité et notre temps. On se trimballe,
désoeuvrées, comme des pots de yaourt vides, des
chopes de bière sans mousse, des cheminées sans
fumée. On a le cul gros, la figue qui dessèche,
l'oignon qui pleure, les mains vides, le ventre aussi et les pieds
plats comme notre portefeuille. Est-ce qu'on doit, pour exciter
ces lavettes, faire les pieds au mur et se déguiser en
parcmètres ou en machines à sous. Y'a de l'abattement
dans l'abattage. Le vice est versatile et la concupiscence n'est
plus ce qu'elle était. Allez, viens, je vais te faire ça
à l'oeil, pour pas rouiller et faire bisquer les copines.
Tu diras que t'as payé. »
« Voyez-vous nous exprime Justine, 26 ans, trilingue, licenciée
en droit et secrétaire de direction dans une multinationale,
ce qui ne laisse pas d'inquiéter c'est la contraction du
marché, qui de captif devient volatil voire évanescent
, et bien sûr incontrôlable en l'absence de déboucheurs.
Nos allées, rues, avenues, sous-bois, sentiers, allées
cavalières, bois, forêts, parkings, 1" sous-sol,
2é sous-sol, même 3' sous-sol, les caves des grands
ensembles ( les mal nommés), les coins sombres, les coins
noirs aussi, sont les lieux de pèlerinages permanents de
processions de jeunes femmes bien sous tous rapports, sauf sexuels.
Le mollet cabré, la cuisse fuselée, la jupette au
ras du bonbon pleine à craquer de bonnes choses, le rein
cambré, la poitrine galbée, la nuque souple, la
bouche entre-ouverte et luisante, l'oeil modeste mais prometteur,
la démarche généreuse mais réservée,
elles errent. A la recherche d'une preuve de leur existence, d'une
raison d'exister, d'un tire-bouchon, d'un ouvre-boîte, d'un
marteau-piqueur pour les plus exigeantes, d'une simple protubérance,
d'un passe-lacet mais bien à elles, pour les plus réalistes.
Il est clair, conclut Justine, que les hommes ont fait leurs rentes
de nos culs et cons pendant des siècles et nous voient,
maintenant, comme des concurrentes. L'ordre est bouleversé
et ils paniquent. »
« Moi, prétend Suzette, 17 ans, lycéenne,
j'y comprends rien. Je suis une fille sérieuse car ma mère,
je la vois, c'est le genre qu'a pas fini de vous en promettre
une que vous en avez déjà reçu 2 et qu'elle
m'a dit, sévère, que si je faisais des bêtises
avant d'être fiancée, je finirai comme tante Irma
et cousine Jeanne, que c'est une honte pour la famille, et grande
pitié, comme souligne M. le curé en contrôlant
que j'ai mis ma petite culotte et mon soutien gorge , en bonne
petite.
Au p'tit bal du samedi soir, c'était sympa. J'en sortais
pas trop tard, les cuisses rougies par les frottements, la petite
culotte moite, les fesses bleuies par les marques d'intérêts,
le soutien-gorge en bataille, le cou plein de suçons (les
suçons de Suzette, ils disaient), la bouche barbouillée,
les yeux humides et les oreilles bourdonnantes de propositions
délicieusement malhonnêtes. C'était le pied,
les bottes de sex lieu comme on dit dans les contes d'apéro.
Mais on se pose des questions avec les copines, on s'interpelle,
on est des filles sérieuses, mais pas à ce point-là.
Le p'tit bal du samedi, maintenant, c'est comme une fête
de famille triste où on se tient bien, même l'oncle
Jules qu'à l'habitude de se rendre compte si je deviens
une grande fille, en me troussant et en mettant toute sa main
dans ma culotte, quand maman est ailleurs.
Nous, les filles sérieuses, on se rend bien compte que
les mecs frottent par routine, pelotent par réflexes, à
part les vieux qui s'essuient leurs mains moites sur nos jupes
et nos chemisiers. Les slow et tango c'est une messe sans élévation.
Y'a plus de sensations, plus d'émotions, plus de manques
de respect honteux, de bouscuculades enfiévrées.
On sort du p'tit bal avant minuit, avant Cendrillon, nettes comme
des premières communianniantes, avec même pas le
cierge à la main pour rêver, ou se consoler. Où
est le futur, où est l'avenir des filles sérieuses,
si on n'a rien à défendre, rien à refuser.
On est sans espoir.
SI LE HAUT LE COEUR
VOUS EN DIT." A SUivre "
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Revue de presse
S'il est vrai
que les seuls français qui baisent sont les inactifs et
les désoeuvrés, la voie est toute tracée,
amies bienveillantes, actives et agiles.
Engagez-vous, rengagez-vous, ils disent. L'armée est là
qui t'invite et qui t'aime, plongez-y vos seins et le reste. Soumettez
les paras aux parcours de la conbattante à couilles rabattues,
asséchez les juteux, opinez les chefs. Devenez la chair
à canon parfumée, les marie louise à la marie-rose.
Que l'ennemi va sucetomber en masse à vos charmes de sous
dards. Entendez-vous ces féroces soldats mugir dans nos
compagnes, amis patriotes, ils sont faits comme des poux. c/c
netro.
La nuit, toutes les chattes font grise mine. L'allumeur de réverbères.
Les banques de sperme font des affaires juteuses. Les réserves
s'épuisent (sont pas les seules). Comme l'annonce, faite
au marri, un analyste « Quand bibite baise, le sperme descend;
quand bibite baisse, le sperme monte. C'est un principe de mécanique
ondulatoire. »
La contre-débande sévit (avis, aussi) et les naissances
de 2 noirs, 1 jaune et 1 esquimau dans un petit village de Lozère
- Atlantique ont soulevé quelques émois et questions.
Les hommes sont-ils avarvicieux au point de planquer leur liquide
dans des bonbonnes sous le lit, plutôt que dans bobonne
sur le matelas. Les importations sans mentions d'origines, à
gros bouillons, du sperme des pays à bas salaires et grosses
couilles qui inondent les françaises, ne vont-elles pas
perturber notre fragile équilibre ethnique. A une époque
où l'on sait si ça sera un garçon ou une
fille, on ne sait plus si elle/il sera blanc, noir, jaune ou oriental
. On connaît le contrat, amis bridgeurs, mais pas la couleur.
Avez-vous remarqué, amis voyeurs, que bibite et jupette
ont un destin symétrique. Quand l'une descend l'autre remonte;
quand bibite pendouille, tristounette, jupette aux ras des frisotis
semble froncer les sourcils. Symétrique, vous dites; parallèle,
oui.