Là où netro joue au critique, à la bonne franquette...
L'ancien fleuretiste flamboyant à la taille cambrée, à la lippe gourmande, aux regards insolents, aux talents insatiables, aux ambitions multiples tient maintenant boutique, chronique comme ils disent. Il manie le sabre avec condescendance, enchantant les chalands de son échoppe avec sa musique de fentes, feintes, fouettés et fendus, avec quelques coupures par-ci, quelques estafilades par-là, quelques gorges hachurées comme par mégarde, mais soulagées de soins feutrés, de sollicitudes narquoises, d'attentions moralisatrices.
Le vieux matou bouffi aux griffes usées, faute de pouvoir encore égratigner avec ironie et amusement se prend à déchirer avec aigreurs et agacements. Il a rendu (Arrêtez de vous marrer, H. Jeanson) ses Lettres de Noblesse à la Chronique Littéraire halètent de frétillants zélotes. Quelle vacherie inouïe, que l'amer Bernard l'ermité est contraint d'ingérer quoiqu'il en ait, l'air absent, portant beau.
Imaginons, amis hilares, quelles eussent été (hiver aussi) les attitudes des Guermantes, T. Maulnier, F. Mauriac, affublés d'une telle épithète, d'un tel sotbriqué. Sans parler de celles de Kléber Haedens et Antoine Blondin « Réhabilitant la Noblesse de la Chronique Sportive », ou de Faizant, Plantu, Sempé, Cabu « Légitimant les Armoiries de la Noble Chronique du Trait Ravageur. « Mais le zélateur est prudent, il ne tire, brrr le cul dans l'eau, que sur des ambulances.
Pourtant, il faut bien vivre, se faire rééditer pour tenir son rang, en repassant le même plat à peine redécoré, en finissant les restes sans vaine vergogne. A vivre sans nouveaux périls, il survit en demi-solde sans gloire, en rentier de son talent passé.
L'aiglon impérieux masquait un vautour carnassier, un Rastignac vieillissant, un Baudelaire las, un Radiguet tari, un James Dean clopinant, une Maryline alourdie, qui ne surmonteraient pas l'affront de n'être plus les symboles éclatants des petits matins triomphants.
Le fier Sicambre, sûr de Lui et dominateur d'antan, courbe la tête comme un pur-sang dépassé feignant d'ignorer les regards compassés, usant de tous les trucs, subterfuges et stratagèmes d'un vieux talent désabusé, pour endormir, puis surprendre, épater, triturer et tirer encore un peu de la couverture à Lui . Un Saint Franck enroué par trop de fustigations claironnantes, chevrotant des indifférances distantes, un souverain Poncifs optant et cooptant, impuissant à se renouveler en donnant et prenant du plaisir, une Alice Sapritch légère et court vêtue déclamant Minou Drouet.
Arrêtons-là, amis brisés, il se fait tard, l'ombre s'allonge, la visite se termine, mais prenons garde, les odeurs de sang qui gicle, les bruits d'os qui craquent ont des attraits irrésistibles, a réveiller un morne.
SI LE HAUT LE COEUR VOUS EN DIT " A SUIVRE "
Revue de presse
La démarche est énigmatique, l'expression précise, la syntaxe subjective, la grammaire en recherche, la ponctuation en devenir, l'orthographe aléatoire et les liaisons sont dangereuses. Toutefois la lecture du journal La Nounou appelle à de très sérieuses circonstances atténuantes. Etiemble
netro, figure de poupe de l'homme - humain, trop humain, forcément trop humain- nous conduit dans les abysses asséchés des océans disparus et nous mène sur les sommets glauques des continents engloutis. M.Duras
netro, de l'Académie Française. Après tout, des gens assez distraits, imprévisibles et inexplicables pour Me négliger. B.Franck.

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