Là où netro fait dons de son corps ...
Les médecins, qu'ils soient de l'âme, du corps ou de l'esprit ont en commun une faculté, non seulement celle de s'exercer moyennant honoraires bien sûûûr , mais le don d'ubiquité intellectuelle, du dédoublement de l'impersonnalité.
Comment un prêtre, le maton de l'âme, le garde chiourme de la loi de son dieu, peut-il rester un simple juge de l'application des peines de sa foi en délivrant son ordonnance.
Un soir où vous étiez ivre, vous avez rossé votre femme, violé votre fillette et votre garçonnet. Ça fait dix ans que cela dure et maintenant elles se fichent de vous parce que le garçon les baise mieux. Pardonnez , mon bon, pardonnez comme je vous pardonne. Ces histoires con-con de cul-passions me gonflent la soutane. Quoi c'est pas tout.
Aahh. Vous avez blasphémé le nom du Seigneur en découvrant que votre fille est enceinte , sans savoir de qui parce que c'était dans le noir, que votre fils est homo avec le sida, que les frais d'hôpital de votre femme, qui vient bêtement de rater son suicide, ne seront pas remboursés et que votre allocation chômage longue durée est terminée. Bien, ne mêlons pas, mon bon, dieu et vos soucis familiaux. Vous avez votre libre arbitre et vous devez payer, comme un leasing éternel, le prix de la faute originale. Je ne peux pardonner le blasphème. Dites merde, comme un bon chrétien. Je tolère bordel de bordel de merde à cul pour les gros chagrins. Comme pénistance, vous prendrez une hostie aux bromure et alkakaseltzer (Merci sponsors), matin et soir. Voyez mon sacristain, cartes de crédit acceptées.
Cher ami, comme c'est aimable a vous d'honorer mon humble confessionnal. Connaissant la noblesse de votre caractère, la hauteur de vos sentiments et le dernier rapport de l'évêché sur les basses attaques et affreux racontars vous cucernant, je vous assure de notre profond soutien, de profonds dix millions pour être, pieusement, précis. Cette pascontribution, incluant une indulgence plénière sur papier Bulle et une dédicace du Saint Père, vous permet le libre usage de nos Divins Relais, Abbayes et Monastères à travers le monde de dieu. Comment, bien sûûûr nos nonnes ou nonnettes, selon votre foi, sont multi-raciales mais pas de bois, sinon celui qui fait des flûtes. Allez en paix, grand rependard.
Peut-on imaginer un dentiste, le vengeur masqué, le protecteur de la veuve molaire, de la canine orpheline et des couronnes en détresse, le redresseur de cous tordus, le ravaleur de palais en périls, autrement qu'en tortionnaire patenté. Un va dans la gueule invétéré, il n'en sort que pour y rentrer, le bougre.Le masque, bourré de filtres et désinfectants , est destiné non seulement a le protéger de l'haleine fétide, des crachotis sanguinolents et borborygmes chuintants du patient mais, comme son ancêtre le masque de fer, d'éviter d'être reconnu en public par des mais-pas-contents-du-tout, meurtris et revanchards.Certains masques sont de petites outres pleines de la boisson favorite du praticien, qui peut se réconforter de rasades discrètes pendant que l'impatient hoquette. « Je vais vous faire un peu mal », il prévient, le jouisseur.
Ah. Bon. J'attends, j'attends et j'attends. « Bon, alors, ça vient cette douleur. Comment, c'est fini. J'ai rien senti. Sadique, va. » Et il a l'air content de lui, en plus. Vicieux, va. Et l'autre, là, sa complice en plaisirs troubles qu'a l'air de jubiler, de prendre son pied en me suçotant la pomme avec son petit tuyau qu'elle me promène dans la bouche, tout doucement. Perverse, va.
De la prothèse a la synthèse, il n'y a qu'un congrès d'écart , de grand écart idéologique parfois , de mise au rancard souvent, de gros écarts de langages toujours. Mais d'abord, qu'est-ce qu'un congrès. Facile, un banc de congres.Vous savez ce que c'est, un
congre. Ouigre. Je vois, netro est un fin politique, mais encore.
L'idéologie, la foi ça rassérène; le parti, l'église ça rassure; les camarades, les fidèles ça tient chaud; les meetings, les messes ça défoule; les manifs, les pèlerinages c'est jogging; un opposant, un mécréant c'est celui avec un pavé dans la gueule ou pendu par les coquilles. Le communisme était le meilleur moyen de prendre le Pouvoir et l'église celui de le conserver. Leur enfant naturel, la sociale - démocratie, élevée patiemment par Ysengrin dans le droit fil de ses prédécesseurs devient tout doucement adulte, après une adolescence à problèmes, comme on dit.
Les enfiévrés au poing levé, les damnés de la terre, les forçats de la fin (pour la faim, voyez au sud), s'embourgeoisent douillettement, vont faire leur petit pipi et leurs petites crottes dans les allées du pouvoir, reprennent, volontiers cher camarade, une tasse de thé et une madeleine le petit doigt en l'air, avant de se rendre en limousine à l'Elysée, à Matignon, dans les ministères et les conseils d'administration et considèrent, gravement, que d'être passé de 1 000 000 à 3.000 000 de chômeurs est un avantage acquis, que l'ancrage à gauche est naturel pour éviter les rentrées trop chaudes, que l'ancrage au centre est fraternel (pour foutre la pagaille et éviter les abordages toujours dangereux) et que ceux qui persistent a se plaindre et a manifester sont des braves gens abusés, si on pense les récupérer, ou des citoyens immatures et irresponsables qui au pire voteront pour le PC, FN, MNR ou les verts, alors on s'en fout. Les prolos-bourgeois font de la prose élitiste sans le savoir, des entrechats bottés pour des petits marquis de carenbar, des éléphants flasques (qui trompent toujours énormément), ils sont les animaux familiers qui font le gros dos sous les tapettes polpoticiennes.
Tant que le vote ne sera pas obligatoire,
démocratie s'écrira en petits caractères, les têtes de liste seront élues, triomphalement, avec 31% des inscrits, les concepts de Société et de Nation continueront d'être inconciliables sinon opposés, les polpoticiens de se tenir par la barbichette et la fonction publique de tenir la maison en sous-maîtresse avantageuse et imbue, animée par une puissante volonté d'immobilisme, une fougueuse inertie et un analphabétisme revanchard.
Imaginons, ami(e)s électeurs, une
démocratie où le vote serait obligatoire, sans passe-gauche, où les dates seraient, ouverture de la pêche, celle de la chasse, 31 juillet, 15 août, Toussaint voire Mardi-gras. Grandiose, non. Quel esprit civique. Quel dévouement à la chose publique. Quelle abnégation nationale. Quel sens de la grandeur. 1789, 1958, 1981 feraient léger, petit , étriqué, mesquin, sans souffle, superficiel, velléitaire, vétilleux, aléatoire, vide, arrouy, colencon.
Comment, c'est une idée conne. Voulez-vous insinuer une idée qui pue, gluante, embroussaillée, plus creuse que profonde et qui s'agite dans tous les sens quand on appuie sur le bouton.
Beueuh, en un sens, giratoire évidemment, oui. Mauvais français va. La
France, môssieur, la France, on l'oublie un peu trop, on la néglige ces temps ci. A force de ne plus l'honorer, de ne plus la remplir de nos devoirs nationaux, elle finira par se laisser cajoler d'un peu trop près par le gros blond joufflu à l'oeil bleu , qui fait dans le détail mais pourrait finir comme un super-marchais.
Quels que soient ses atours, l'Histoire se re pète (se re rote aussi). Elle chie et re chie partout, à tous vents, tous azimuts, tout le temps. Si l'Histoire ne se répétait pas les probabilités n'existeraient pas, or (platine aussi) elles régissent l'univers. Ce ne sont pas les mathématiciens et les compagnies d'assurances qui me contrediront.
Bon. Ben, je suis persuadé ( mèrsuadée aussi).
Comment, persuadé. On se défile, hein ,on n'ose pas dire convaincu. Absentéiste, va.
SI LE HAUT LE COEUR VOUS EN DIT ." A SUIVRE."
Revue de presse
Vade retro, netro, le chancre de l'insanité , l'impie qui pue. Les églises.
netro est un mystique véhément qui n'en peut mais, quoiqu'il en ait, qui prend sur lui, cochon qui s'en dédie. Un précieux pas si ridicule qui déambule
dans sa vie comme un touriste, et se fait un chantre des inanités. St netro bouche d'or.
La
ponctuation est un clin d'oeil ou une oeillade. Elle peut-être mutine et légère ou assassine et insistante. Elle peut être sous-entendu et accompagnement ou tonitruante et m'as-tu vu, elle est raffinement dépouillé ou luxe tapageur.
Les techniciens de l'écriture, les robots pensants, produisent des oeuvres bâties comme des défilés militaires. C'est pas un bouquin, c'est une prise d'armes.
Manque pas un point d'exclamation !!! Mon éditeur!!! La route de la poésie est coupée??. Les points d'interrogations déferlent comme parachutistes sur objectif prioritaire. Point à laaaa ligne!? Nouveau paraaa graf !? Phrase!? Préparez viiiir gule,.!?? Point à laaaa ligne!. Phrase;; Tiiii rets. !-_? Fermez les guillll mets',:!. » Point fiii nal.?/§%¨+°
La modestie et le naturel de netro ne lui permettent pas l'emploi de ces gadgets sophistiqués. Quelques points pour s'y retrouver; une virgule, par- ci, par-là, pour décorer et reprendre son souffle; un point-virgule pour équilibrer et quelques points de suspension pour se dégourdir les doigts sont déjà un bien lourd attirail...
Mais le point, quel qu'il soit, n'est pas limité à son rôle d'appoint, de béquille pour phrase boiteuse ou de canne pour paragraphe bancal. Comme le couteau Suisse, arme de poing, il est à usage multiple; les pointitillés pour les récits scabreux, les points mousse pour les récits maritimes, les points cardinaux pour les guides, les points de vue pour les emmerdeurs, les points de ventes pour les commerçants, les points d'eau pour les explorateurs, juste à point pour les rendez-vous et les gourmets. L'essentiel étant une bonne mise au point, pour éviter le point faible et de rester au point mort. Pour ne pas parler des exotiques qui utilisent les points à pitre comme condiments et de ceux qui font les pitres avec les points. Un point c'est tout, non. Oui, pas de coups de points, frère 3 points...
Bon, faisons le point. J'en entends qui dorment à points fermés, des petites pointures.
La ponctuation, c'est du miel sur la confiture. C'est roulement de tambours pour remuer les tripes, c'est poudre aux yeux pour embuer, c'est mièvrerie, affectation ou pure afféterie; l'évocation, la sensation, l'émotion s'appuyant lourdement sur des symboles qui confirment ou vous expliquent, aux cas où vous seriez insensibles ou cons, qu'un écrivain, comme ils disent, fait son numéro et vous indique impérativement là où il vous faut jouir. Sympa.
Un chien pour aveugle, une petite voiture pour handicapé, des signes cabalistiques pour vous frayer le chemin. Veinards. Montesnetro

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