Là où
Netro a des expressions, peu
claires...
L'expression est la reconstitution d'un
souvenir éparpillé, d'une sensation égarée,
d'un moment oublié, c'est le rappel tenace d'une émotion
effacée, la convulsion fugace de forces inconnues.
L'expression est le lien entre l'impalpable et l'instant, l'insaisissable
et le moment. C'est la passerelle précaire jetée
d'une vérité engloutie vers des apaisements malaisés,
des croyances floues, des pensées volatiles, des assurances
incertaines, des certitudes diffuses.
L'ineffable dans la pensée est un hiatus dans la durée,
une panne mécanique qui bloque l'expression.
L'expression est la fixation dans le temps d'une pensée
qui se déplace dans l'espace.
L'expression n'est pas désuète, elle est millésime.
L'expression est volute sans être ornement , c'est un puzzle
sans fin.
L'expression est la conséquence physique de la création,
sa représentation globale en fonction du niveau des techniques,
de la qualité des outils à un moment précis.
Nos maîtres sont les artistes de l'école de Lascaux,
des monuments Aztèques, des idéogrammes Asiatiques,
des hiéroglyphes Egyptiens, du zéro d'Alger, les
poètes innombrables qui ont exprimé des formes pour
figer la pensée.
Y a-t-il une différence d'expression entre un poète,
un philosophe, un compositeur, un peintre ou un sculpteur. Que
nenni. L'outil, seul, est différent qui privilégie
un sens, mais n'en ignore aucun.
Eh oui, amis interloqués, nobody is perfect, j'ai mes faiblesses.
Oserai-je dire que mes faiblesses (oh, la sale bête) sont
ma seule force. Mais admettez, amis bienveillants, que les contorsions
peu ragoûtantes des goujats qui se permettent de déposer
leurs verbes, de se soulager la plume sur des formes d'expressions
sans droit de réponse, sont outrecuicuidantes.
S'il semble naturel d'exprimer les sensations ressenties à
la lecture par des écrits, reconnaissez, amis intègres,
que les critiques d'arts, comme ils disent, suintant leur orviétan
sont aussi sexhaletant que le Kamasoutra en braille ou la messe
selon Saint Pie VII en espéranto.
Peut-on transmettre les couleurs, les volumes et les formes autrement
qu'avec un pinceau, un ciseau, les mains nues; peut-on transmettre
les sons et les harmonies autrement qu'avec une portée
ou un instrument sans être démasqué, avec
des pincettes, et reconnu comme une mouche du coche, un coucou,
un pédant, un impotent ou un joueur de point d'orgue de
barbarie.
Rêvons, amis béats, d'un expert musical qui vocaliserait
son enthousiasme avec des accords parfaits sur papier bien réglé
et quelques soli con motto, ou son mépris par quelques
fausses notes sur bruits do dans l'eau.
Rêvons, amis connaisseurs, d'un expert en beaux-arts qui
exposerait ses bons desseins en taches claires, formes joyeuses,
volumes allègres et ses critiques avec un faire-part bordé
de noir avec épitaphe lugubre. Ça changerait des
absconcetés de rigueur. Non...
Rêvons, amis intrépides, d'un expert en laids-arts
qui raserait les ensembles concentrationnaires pour bâtir
des alignements de pavillons et bungalows rieurs, avec un carré
d'herbe et un arbre obligatoires, qui détruirait les vestiges
de l'art pompier et les casernes afférentes, les affronts
de mer, marinas, tours, immeubles, villas défigurant par
trop les côtes de Menton à Dunkerque, qui assainirait
et revitaliserait les sources, rivières, lacs et fleuves.
L'architecture est aussi importante pour l'environnement que la
qualité de l'atmosphère et des sols. Si l'état
proprio qui veut tout posséder, tout régenter, tout
entreprendre n'est pas en mesure d'assurer l'entretien du patrimoine
national en bon père de famille, de couper les branches
mortes, de régénérer les énergies
assoupies, d'encourager l'expression des forces neuves, alors
hélas, hélas, hélas, je me lève, je
m'essuie (le pantalon, j'étais assis dans l'herbe) et je
vais voter VERT.
Comment, quel Vert, ils sont plusieurs. Ils ont la courante comme
les socialistes, des tendances comme les homos, des sensibilités
comme les chochottes, des états d'âme comme les athées,
des nuances comme les caméléons.
D'accord, on peut comprendre les couleurs nationales : Les Verts
de gris en Allemagne, les Vertmillons dans les pays communistes,
les Verdâtres dans les pays alcooliques (nombreux), les
Vertroux (sous les) en irlande, les Vertsots qui roulent pour les Recto (partout),
les Vertmeils à la retraite, les Vertmisots qui roulent
pour les Vertdemisels, les Vertbalisateurs qui vous font filer
droit, les Vertglacés qui cajolent les phoques pour se
réchauffer, mais si on veut conduire le char de l'état,
un Vert ça va mais plusieurs, bonjour la Vertmine. Ça
finit en feux d'artifices, en arc-en-ciel, aux antipode; pas de
Vertveine les p'tits gars. Sans parler des Vertrats Vertreux
qui vont irrévocablement à la soupe et grignotent
le fromage républicain. Arrêtez, j'ai le Vertige.
Ouais, tout ça fait Verroterie. Ce n'est qu'envertronnement
qui merdoie et Vertblanc
qui déchoit.
SI LE HAUT LE COEUR
VOUS EN DIT..." A SUIVRE."
Revue
de presse
Netro est la preuve palpable que les sens précèdent
l'existence. Platonetro.
Netro est beau comme la ligne droite qui boucle le cercle.
Une ligne droite est un cercle allongé.
Un cercle est une ligne droite qui fait le gros dos.
Un cercle est une ligne droite qui dort, que d'un oeil. NetroDac
Netro est un écorché vif. Il se frotte aux épines,
prend des douches de vinaigre et des bains de moutardes, afin
de ne pas l'oublier. J.E. Hallier.
Il y a des actes qui déshonorent ceux qui oublient et pardonnent,
plus que ceux qui les ont commis.
Beaucoup d'habileté, c'est beaucoup de mépris .
La pensée est une étincelle qui embrase des feux
d'enfers.
La pensée est éclair, l'expression claudique et
tâtonne, qui trébuche et qui se relève et
qui se redresse et qui suit son cheminement, à l'aveuglette.
Netraphorismes. retour