URGENCES !
Voilà l'ordonnance que m'a remis le médecin, alors que je sortais de l'hôpital du Blanc, de ma propre autorité. Avez-vous une prise en charge à 100%, me demande-t-il. Sur ma réponse affirmative, il me remet la pièce ci-dessous qui n'est pas exonéré, comme me l'a confirmé le pharmacien. Ayant de bonnes relations avec ce dernier, il m'accomode une exonération qui me met en règle et je commence le traitement prescrit. |

A la suite de l'implosion d'une bronchite chronique qui me laissa aphone et flatre, mon médecin, convoqué par une co-locataire, m'envoya aux urgences. Celle-ci a vocation pour devenir aide-soignante, elle suit une formation pour la préparation aux concours d'entrée, au Blanc. Céline est son prénom, elle me portera une aide efficace et pertinente à mon retour impromptu. Allant à ma place à la pharmacie, payant mon ordonnance (non exonérée contrairement à l'affirmation de "l'urgentiste"), m'achetant du riz et me préparant un plat pour combattre mes diarrhées. Exigeant une chambre individuelle, en tant que pratiquant des lieux, j'ai subi, comme d'habitude les menaces et coûts d'usages, 39 €. Le calvaire débuta instantanément par les repas. Affublé d'un médecin nutritioniste, les repas furent systématiquement immangeables, à quelques exceptions près et je fus donc obligé de manger la soupe et le fromage qui les accompagnaient. Bien entendu une diarrhée se produisit au bout de trois jours et me laissa inonder les toilettes. Une dame, chargée de l'entretien, m'expliqua comment m'y prendre pour m'éviter de souiller alentours. Comme j'expliquai mes diarrhées au médecin, dont l'essentiel de l'activité consistait à me faire tousser le matin et à m'ordonner des prises de sang, il les négligea. Les diarrhées m'empêchèrent donc de prendre des douches, sauf à me laver devant le lavabo. Et ce pendant huit jours, au terme desquels je décidai de rentrer chez moi. Par habitudes, je me présente alors à l'accueil pour annoncer mon départ, et nous revoila au début, à la remise de mon ordonnance. Vers la fin du traitement que m'avait prescrit "l'urgentiste de service", j'allai consulter mon médecin traitant, le Dr Barnier, qui me donna une ordonnance, en bonne et due forme. Passons sur les commentaires... |

| Enfin....! Les frais de chambre particulière sont justifiés par une loi de Douste-Blazy, au niveau national, comme me l'a expliqué une jeune fille à l'accueil de l'hôpital. D'où ma demande auprès de la CPAM de prise en charge. |

| En l'absence du médecin dont les repas m'ont flanqués des diarrhées, le patron m'a signé ce certificat, selon lequel ce sont les médicaments qui en seraient responsables. |

Suite et fin : !?